Le maître et Marguerite

« Marguerite sauta à bas de l’escarpement et descendit rapidement vers la rivière. Après sa course aérienne, l’eau l’attirait. Elle se débarrassa de son balai et se jeta dans le courant la tête la première. Son corps léger s’y enfonça comme une flèche, en faisant rejaillir l’eau presque jusqu’à la lune. L’eau était tiède comme dans une baignoire. Remontant d’un coup de reins à la surface de l’abîme liquide, Marguerite nagea à satiété, dans la complète solitude de la nuit. »

Mikhaïl Boulgakov – Le maître et Marguerite